Partager l'article ! En attendant 2012...: Grand moment de radio au journal de 13h de France Inter, ce mercredi 13 décembre 2011. Le Président du CESE présen ...
Association loi 1901, créée en avril 2008.Grand moment de radio au journal de 13h de France Inter, ce mercredi 13 décembre 2011. Le Président du CESE présente son rapport sur l'état de la société française. M.Delevoye fait ce qu'il sait faire de mieux : quelques grandes envolées sur le vivre-ensemble, mais quand même une mesure concrète : limiter à 2 le nombre de mandats de nos élus . Et là, on croit rêver ! D'autant que M.Delevoye poursuit : les citoyens n'ont plus confiance en leurs élus lorsqu'ils s'accrochent trop longtemps à leur fonction ; les citoyens se demandent si en accumulant les mandats successifs, leurs élus ne privilégient pas leurs intérêts, leurs carrières d'hommes politiques professionnels au détriment de la vie démocratique, etc. On se dit alors que M.Delevoye -Président du CESE- est bien sévère pour M.Delevoye, maire de Bapaume depuis … 1982, soit l'équivalent de 5 mandats. Vraiment, une bien belle leçon de démocratie... ou d'hypocrisie ?
Suite des réflexions de notre philosophe local dans « Bapaume Infos' », reçu le même jour dans nos boîtes aux lettres. A nouveau les banalités auxquelles nous sommes habitués : les marchés financiers doivent être apaisés, ainsi que la jeunesse - le tout entre guillemets, puisque M.Delevoye se cite lui-même -, plus personne ne contrôle le système financier, etc. Mais notre maire « ne veut pas rentrer dans le débat de savoir qui est responsable et qui ne l'est pas ». Tout est dit. Identifier les responsables serait sans doute trop dérangeant. Mieux vaut donc ne pas chercher les raisons profondes de la crise actuelle et se contenter d'apporter des améliorations marginales, avec une bonne conscience toute paternaliste.
Presque partout en Europe, les partis conservateurs de droite sont à la manoeuvre. Partout les inégalités se creusent : des riches de plus en plus riches, des pauvres plus nombreux et plus pauvres. L'UMP de M.Sarkozy et de M.Delevoye a choisi son camp, c'est celui du Fouquet's et ce n'est pas celui des classes populaires. Il se sert de la crise pour avancer ses pions : recul des droits à la retraite, accès aux soins de plus en plus coûteux, casse des services publics, chasse aux « assistés »... Au niveau national, il détricote notre modèle social en prétendant le sauver. Au niveau international, il propose un simple toilettage du libéralisme. Inutile ensuite de prétendre, localement, sauver les apparences par le fameux « Vivre-Ensemble » : le local et le global sont indissociablement liés.
A tous les niveaux, vivement l'alternance (la vraie) !
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CALENDRIER
Emploi fictif : la peine de Pierre Mauroy au civil majorée en appel
jeudi 15.12.2011, 19:11 - AVEC AFP
L'ancien Premier ministre socialiste Pierre Mauroy, qui avait fait appel du volet civil de sa condamnation pour « abus de confiance » dans une affaire d'emploi fictif à la communauté urbaine de Lille (CUDL) en 1992, a vu sa peine majorée ce jeudi par la cour d'appel de Douai, selon une source judiciaire.
En première instance, en février 2011, le tribunal avait condamné les prévenus à indemniser la communauté urbaine à hauteur de 19 654 euros, somme dont ils devaient s'acquitter solidairement. Le tribunal les avait en outre condamnés à verser 5 000 euros de frais de justice au requérant. Le volet pénal étant amnistié, Pierre Mauroy avait alors décidé de faire appel du volet civil de sa condamnation.
La 6e chambre correctionnelle a confirmé ce jeudi la décision de première instance, concernant Pierre Mauroy et son ancien directeur de cabinet à la CUDL, Bernard Masset, à laquelle la cour a ajouté une disposition les condamnant à payer en outre les cotisations sociales versées afférentes à la rémunération, soit une somme de 5 615 euros.
En ce qui concerne Lyne Cohen-Solal, actuelle adjointe au maire PS de Paris, la cour d'appel de Douai a confirmé la décision rendue en première instance.
Les condamnations en première instance, avaient conclu une procédure fleuve engagée en juin 2000 par Eric Darques, ancien élu d'une commune de l'agglomération lilloise, qui s'était posé en héraut de la lutte contre la prévarication.
L'ancien président de la CUDL était soupçonné d'avoir fait bénéficier sans contrepartie Lyne Cohen-Solal d'un poste d'attachée de presse à la CUDL (devenue LMCU) alors qu'elle était aussi rédactrice en chef de l'hebdomadaire socialiste Vendredi.
Il est pour nous évident que toutes les affaires de détournement de fonds publics, emplois fictifs, etc sont inacceptables et contribuent malheureusement à la défiance des citoyens vis à vis de leurs représentants. A cet égard, la condamnation de P.Mauroy (PS), celle de J.Chirac (pour un système d'une toute autre ampleur en terme de nombre d'emplois fictifs et de sommes détournées de la collectivité), celle de J.M le Chevallier (ancien maire FN de Toulon, condamné en 2001) et j'en passe, montrent que la justice, qui doit encore gagner en indépendance vis à vis du parquet, doit passer avec la plus grande rigueur.
Quant aux citoyens, ils doivent toujours rester vigilants sur l'utilisation de l'argent public : c'est ce que nous faisons. Il ne sera pas question pour nous de défendre particulièrement des élus PS du Pas de Calais (ou d'autres partis) en cas d'infraction à la loi...et à la morale politique.